Le Canada a besoin de plus qu’une simple « stabilité »

Les principales conclusions du rapport Données trimestrielles sur les entreprises (T1 2026)

 
May 12, 2026
6 min de lecture
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Business Data Lab

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Le commerce reste la principale pression qui façonne le comportement des entreprises. Un an après une vague de tarifs douaniers et de perturbations commerciales, la plupart des entreprises continuent de s’adapter avec prudence. Compte tenu de la faiblesse de la demande, de l’incertitude persistante et du dynamisme limité des petites entreprises, le risque n’est pas un ralentissement brutal, mais une érosion progressive de la capacité de croissance du Canada.

Perspectives des entreprises

Les perspectives économiques sont défavorables depuis sept trimestres consécutifs, ce qui met en évidence une situation fragile malgré des prévisions de croissance modérées de 2,2 % pour 2026.

Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada.
Remarque : Ces données ont été recueillies entre janvier et février 2026 et ne tiennent pas compte des récents développements géopolitiques ni de leurs répercussions potentielles sur les prix de l’énergie.
Remarque : *Optimiste regroupe « Plutôt optimiste » et « Très optimiste »; Pessimiste regroupe « Plutôt pessimiste » et « Très pessimiste ». Les réponses ne totalisent pas 100 % en raison des réponses « Ne sais pas ».
Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada.

Si les pressions sur les coûts et l’inflation commencent à s’atténuer, elles restent le principal obstacle pour la moitié des entreprises. C’est la faiblesse de la demande, et non les difficultés liées à la main-d’œuvre, qui est désormais considérée comme le deuxième obstacle majeur à la croissance, cité par plus d’un tiers des entreprises.

Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur situation des entreprises de Statistique Canada; 8 793 réponses d’entreprises en janvier et février 2026.

Commerce

Les exportateurs de marchandises restent pessimistes dans un contexte de turbulences commerciales, ce qui porte à sept trimestres consécutifs cette tendance.

Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada.

Le niveau d’utilisation de l’ACEUM reste à son plus haut niveau en 20 ans. La part des exportations de marchandises vers les États-Unis bénéficiant des préférences tarifaires de l’ALENA/ACEUM est passée de 67 % en 2025 à 83 % en février 2026.

Source : Analyse du LDE à partir des données du U.S. Census Bureau
Remarque : *Données relatives à l’utilisation de l’ALENA jusqu’en juin 2020; données relatives à l’utilisation de l’AEUMC à partir de juillet 2020. Les données pour 2026 sont disponibles jusqu’en février, dernier mois pour lequel des chiffres ont été communiqués.

La diversification commerciale du Canada repose sur l’intensification des activités des exportateurs existants, et non sur l’augmentation du nombre d’entreprises exportatrices.

Source : Analyse du LDE à partir de la série Commerce des biens selon les caractéristiques des exportateurs de Statistique Canada (tableau 12-10-0104-01).
Remarque : Le nombre d’exportateurs correspond au nombre d’établissements déclarant des exportations; les variations peuvent refléter à la fois les conditions du marché et les seuils de déclaration.

Au cours de ce trimestre, davantage d’entreprises ont choisi de diversifier leurs fournisseurs en dehors des États-Unis plutôt que leurs débouchés.

Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur situation des entreprises de Statistique Canada; 8 793 réponses d’entreprises en janvier et février 2026.

Marché du travail

Le marché du travail canadien est en perte de vitesse : il y a plus de demandeurs d’emploi que d’offres d’emploi, ce qui donne plus de poids aux employeurs.

Les secteurs de l’hébergement et de la restauration, de la construction et du commerce de détail comptent la plus forte proportion d’entreprises qui s’attendent à rencontrer des difficultés de main-d’œuvre au cours des trois prochains mois. Dans ces trois secteurs, plus d’un tiers des entreprises s’attendent à avoir des difficultés à recruter du personnel qualifié.

Source : Analyse du LDE à partir de l’Enquête canadienne sur situation des entreprises de Statistique Canada; 8 793 réponses d’entreprises en janvier et février 2026.

Près de la moitié des entreprises du secteur de l’hébergement et de la restauration ainsi que du secteur de la construction déclarent avoir des difficultés à trouver des candidats, la principale raison étant le faible intérêt des candidats.

Près de la moitié des entreprises (46 %) sont confrontées à des déficits de compétences et y remédient par la formation plutôt que par le recrutement.

  • 40 % des entreprises prévoient d’organiser des formations en interne
    • 20 % prévoient de recourir au mentorat ou à l’accompagnement
  • 13 % prévoient de faire appel à des formations externes

Même si la hausse des salaires est supérieure aux niveaux prépandémiques, elle ne se traduit pas par une amélioration du pouvoir d’achat pour de nombreux travailleurs à faibles revenus.

Dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, 119 % du salaire hebdomadaire moyen sont nécessaires pour couvrir les dépenses de première nécessité, tandis que dans le secteur des arts, des spectacles et des loisirs, ce chiffre s’élève à 95 %.

Source : Analyse réalisée par le LDE à partir de son Outil de suivi de l’industrie canadienne et des données de Statistique Canada (Tableau 11-10-0224-01).
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